Dans cet article j’expose succinctement quelques idées en ne répondant simplement que si je suis pour ou contre et en ne donnant qu’un succinct argumentaire. Vous pouvez ainsi avoir rapidement une vision de mes convictions et des idées que je défends. Si un thème qui vous tiens à cœur n’est pas traité n’hésité pas à me le proposer.
Salaire complet : POUR (comme au Luxembourg)
Le salaire complet, c’est le fait que l’employeur paie TOUT au salarié. A ce dernier de payer les charges lui-même ou plutôt par l’intermédiaire d’un mandataire de paiement pour faciliter la tâche.
Le salaire est le fruit du travail du salarié. Il doit le percevoir dans sa totalité à lui la liberté de choisir ce qu’il veut faire de ce salaire (de choisir sa sécu, sa retraite,…
Il permettrait surtout une véritable transparence et conscience des montants engagés par une entreprise pour payer ses salariés et les travailleurs aurait une meilleure conscience sur le hold-up permanent de la sécu et des caisses de retraite en France.
Suppression du monopole de la sécurité sociale : POUR
La sécurité sociale ne reverse que 50% des sommes qu’elle perçoit. Le reste est dilapidé en frais de gestion. En Allemagne elle reverse 67% et au Pays-Bas 75%. Si elle était confronté à de la concurrence je suis certain que ce taux de serait comparable à celui des Pays-Bas. Nous serions soit mieux remboursé, soit elle nous coûterait moins chère.
Un salarié touchant le SMIC dépense a peu près 400 Euros par mois pour s’assurer avec la sécu. Les organismes privés dans les autres pays sont capables actuellement de donner une couverture beaucoup plus étendue pour à peu près 320 Euros (soit 80 Euros de moins)
Autonomie des établissements scolaires : POUR
Aujourd’hui, les établissements sont gérés :
- par les régions, départements et municipalités concernant les locaux et le personnel technique
- par l’état pour les professeurs.
Les salaires et les contrôles des professeurs sont décidés par l’état à coup de lois, décret etc. Bref, une grosse artillerie qui ne peut pas gérer les problèmes particuliers du terrain.
Je suis partisan de donner une pleine autonomie aux chefs d’établissement, recrutés sur concours externe. Le chef d’établissement aurait des objectifs en terme d’éducation, de qualité de vie à l’école etc. et un salaire indexé sur des points de contrôle réalisés périodiquement par un comité de parent par exemple. Les professeurs seraient payés avec un salaire de base plus des primes en fonction de la qualité de leurs prestations, c’est à dire leur capacité à faire progresser les élèves dans une discipline donnée. La progression des élèves serait mesurée par exemple en début et fin d’année (Niveau en math, en lecture, écriture, langue étrangère, histoire-géo, physique, chimie, sport, attitude sociale, etc.) par un concours national organisé par le ministère de l’éducation nationale pondéré avec d’autres éléments comme la perception de progression vue par les parents. De plus, les parents pourraient choisir l’école publique de leur choix afin de mettre en concurrence les écoles et donc favoriser la compétition.
Nous, Alternative Libérale appelons cela:
PLUS DE LIBERTE A L’ECOLE POUR LES PROFESSEURS
ET PLUS DE LIBERTE DE CHOIX POUR LES PARENTS.
Je voudrais rappeler que l’école est financée par tous les citoyens, donc c’est aussi à nous de demander des comptes à l’école de nos enfants sur le terrain.
Suppression de l’ISF (Impôt Sur la Fortune) : POUR
Tous les pays européens ont supprimé l’ISF sauf la Grèce. Cet impôt a plus d’effets négatifs que positifs. Il a fait déjà fuir 32 milliards d’€ à l’étranger depuis 1997. On sait que plus de 500 potentiels investisseurs s’enfuient chaque année pour cette raison. Savez vous que le nombre de petits investisseurs privés en France est d’environ 4 000 alors qu’il est de 40 000 en Grande Bretagne ? En revanche, il ne rapporte à l’état que 3,8 milliards d’Euros. Statistiquement, ce sont les investisseurs qui créent le plus de richesse dans un pays.
Suis-je pour ou contre les syndicats ? POUR
Ce sont les libéraux qui ont les premiers créés le concept de syndicats, c’est à dire d’unir les salariés et ainsi pouvoir s’asseoir à une table de négociation avec les chefs d’entreprises afin de négocier de meilleures conditions de travail. Les libéraux avaient autorisé en 1789 les syndicats, issus des corporations et compagnonnages mais les jacobins (les conservateurs) les avaient interdit par la suite avec la loi Le Chapelier de 1791. Je pense que Pouvoir sans Contre Pouvoir mène à la dictature à moyen terme. Le Pouvoir et le Contre pouvoir doivent être équilibrés et je pense que ce n’est pas le cas en France car 5 syndicats détiennent le monopole au mépris de tous les autres (c’est l’article L.133-2 du Code du travail) :
- il n’y a qu’un seul syndicat de patron : le MEDEF.
- il n’y a que quatre syndicats de salariés : CGT, FO, CFDT, CFTC
Tous les autres syndicats (SUD, CGPME, etc.) sont donc des syndicats de croupions qui n’ont pas le droit (d’après la loi) de siéger à la table de négociation. Cet état de fait dure depuis 50 ans et les quatre syndicats sont sclérosés. Preuve en est que nous sommes un des pays avec le taux de plus faible de salariés syndiqués (8%) en Europe. Ces syndicats, non représentatifs effectifs des salariés négocient pour des personnes qui n’adhèrent pas. Comment peuvent-il négocier au nom de gens qu’ils ne représentent pas ? Comment se fait-il aussi qu’ils soient financés par l’état plutôt que par les salariés eux-même ? Vous savez, les syndicats préfèrent largement satisfaire ceux qui les financent (l’état) plutôt que ceux qu’ils sont censés représenter (les salariés)
Donc une véritable réforme des syndicats est à faire.
Elections du parlement à la proportionnelle : POUR
Lors des premiers tours d’élections, l’UMP et le PS rassemblent moins des 50% de votes. Pourtant ils ont 90% des postes du parlement. Donc 50% des Français ne sont représentés. Pour plus de démocratie, je suis pour un parlement qui soit vraiment représentant du peuple français concernant les tendances politiques et donc pour une élection du sénat et de l’assemblée nationale sur une base proportionnelle plutôt que par circonscription. Les députés ne sont pas des élus locaux mais nationaux. A ne pas confondre avec les maires, les conseillers municipaux, régionaux et généraux qui eux sont nos élus locaux.
De même, je suis contre l’existence des subventions parlementaires. Les députés ont en charge le pouvoir législatif et ne sont certainement pas des tribuns qui décident de donner une subvention à tel maire plutôt qu’un autre.
Les contrôles d’identité : CONTRE
Les forces de l’ordre n’ont pas à contrôler de façon subjective, et aléatoire l’identité de quelqu’un alors que celle ci n’a pas commis d’acte répréhensible. Nous éviterons ainsi le contrôle pour simple délit de faciès .
Le cumul des mandats : CONTRE
Suis-je de droite ou de gauche ? JE NE SAIS PAS
Comme beaucoup de Français, je ne me sens pas plus à droite qu’à gauche. Pour moi, le vrai débat politique aujourd’hui devrait se situer sur un axe “Plus ou Moins d’Etat” ou encore “Plus ou moins de liberté individuelle et économique”. En fait, je suis pour un état modeste, pour donner plus de libertés aux individus. A l’UMP comme au PS, on trouve des gens qui sont pour plus ou moins d’état. Par exemple, je pense que Dominique Strauss Kahn se situe sur l’aile libérale des socialistes. Alain Madelin, de l’UMP est aussi plus libéral qu’étatiste.
Je suis pour avoir dans le pays plus de gens responsables d’eux même, et moins de gens responsables pour les autres.
Droit de vote des étrangers aux élections locales : POUR
Après 5 ans de résidence légale sur le territoire; à condition de maîtriser le français.
Un examen linguistique et cinq années nous semblent suffisants pour connaître l’environnement local, s’impliquer dans la vie sociale et comprendre les enjeux du scrutin.
Délivrance d’un permis de travail de courte durée, renouvelable, aux étrangers résidant sur le territoire qui disposent d’une proposition d’embauche : POUR
Pour lutter contre le travail clandestin et l’exclusion des immigrés clandestins, nous suggérons l’octroi plus simple de papiers pour une courte durée, facilement renouvelable en cas d’activité rémunérée. Nous disposons là d’une première étape dans le processus d’intégration économique. Après quelques années de travail ainsi reconnu et fiscalisé, l’octroi d’un permis de longue durée prendrait tout son sens. N’oublions pas que le travail permet aussi à l’immigré de financer son logement et sa couverture santé minimale sur le marché des assurances et des mutuelles, notamment dans un cadre qui n’offre plus de soutien public aux nouveaux arrivants.
La Politique Agricole Commune : CONTRE
La PAC favorise la production intensive, hautement polluante pour les sols et les nappes phréatiques. Pour de multiples raisons, notamment pour favoriser le développement de pays en voie de développement mais aussi pour ce type d’effet pervers, nous préconisons l’abrogation rapide de la PAC. L’exemple breton révèle que l’excès d’épandage de lisiers provoque une sur-fertilisation des sols, la pollution des nappes phréatiques et au final, du littoral. En vertu du principe « pollueur = payeur », un meilleur respect de la réglementation et au final le traitement des eaux par des stations d’épuration doit être rapidement pris en charge par l’agriculture responsable de cette pollution dramatique. Et c'est sans parler de l’impact inhumain de la PAC sur les petits producteurs des pays en voie de développement.
Traitement incitatif des déchets : POUR
Plutôt que d’imposer des solutions collectives souvent inadaptées, inefficaces et mal vécues, laissons la place aux expérimentations. Des processus plus souples, fondés sur la participation volontaire, parviennent à de bien meilleurs résultats en favorisant l’implication. Par exemple, pourquoi ne pas laisser peser les déchets par poubelle afin d’en facturer un prix plus affiné, au poids ou par catégorie. Cette méthode ne peut qu’inciter chaque copropriété à surveiller ses propres déchets.
Lutter contre la surpopulation des maisons d'arrêt : POUR
Les détenus condamnés à plus d'un an plus doivent être placés en établissements pour peine et non plus en maison d’arrêt. Le développement de la surveillance électronique et des peines alternatives peut s’avérer avantageux aussi bien financièrement que socialement, en favorisant une réinsertion réussie. Nous préconisons le renforcement du cautionnement, notamment en
matière économique et financière.
Enfin, certaines populations n’ont rien à faire en prison. Nous souhaitons développer les unités hospitalo-carcérales, et les centres de soins fermés pour les personnes qui, en raison de leur dangerosité, ne peuvent demeurer en liberté (cas des agresseurs sexuels, des époux violents…), mais dont les actes sont directement causés par des troubles mentaux.
Les toxicomanes, qui contribuent à engorger les prisons, devraient plutôt se retrouver en maison de soins qu’en prison.
Les étrangers, dont la clandestinité est jugée comme un délit aujourd’hui, encombrent inutilement les prisons et contribuent à la dégradation des conditions de détention. Le coût de ces détentions est également financièrement élevé. Il nous faut remettre cette politique sur la table.
Nos prisons sont surpeupleés et insalubres, elles sont pour certaines dignes des geôles de certains pays en voie de développement.
Une peine de prison est une privation de liberté pas de dignité.