Vous trouverez ci-dessous une analyse des résultats que je viens de lire sur le blog de monsieur Hugues Rondeau (maire de Bussy-saint-Georges).
Je la reproduis ici dans sa totalité elle est si pertinente...elle a été rédigée sous le pseudo "renard" le 20 juin
"La députée sortante a remporté ce second tour avec 50.94% des voix. Bien entendu, on a immédiatement lu sur ce blog ou entendu par ailleurs les immanquables « cocoricos ». Le plus caricatural étant « c’est la première fois que sur cette Circonscription qu’un député de droite est réelu » en oubliant de préciser que c’est aussi la première fois que deux vagues nationales à droite ont lieu à 5 ans d’intervalle et que sans cela ….. Par delà cette auto congratulation, après tout bien compréhensible dans l’euphorie du résultat, il suffit de lire, au calme, tous les chiffres des premiers et second tour pour s’apercevoir que l’on a frôlé la catastrophe. Et que le véritable exploit dans cette élection est le score de l’adversaire.
Plusieurs faits confortent cette opinion :
1) Si La Seine et Marne a confirmé un grand chelem à droite, il faut aussi raison garder. Le moindre des députés élus au second tour, a fait au minimum plus de 54% (Jégo : 63.47%, Riester : 58.95%, Julia : 57.77%, Mignon : 56.98%, Albarello : 55.49%, Geoffroy : 54.56%, ce dernier confronté au maire de Pontault Combault, « poids lourd » départemental et national) Tous ces résultats sont bien loin du score « ric rac » de C.Brunel, inférieur à celui de son élection de 2002 qui lui même était inférieur à celui de G.Jeffray en 1992. Et ce alors que l’accroissement démographie de la circonscription s’est, principalement, concentré sur des communes de droite (voir point 4)
2) l’abstention de second tour est sur la circonscription plus importante que celle du premier (un phénomène en contradiction avec le national) Cette abstention cache en fait un très bon report des voix de gauche sur O.Faure, lié à un accroissement significatif de nouveaux votants de gauche au second tour, mais aussi une démobilisation de droite aussi historique qu’avait pu l’être celle de la gauche au premier tour.
3) Au soir du premier tour, en choisissant une hypothèse basse de report de voix des électeurs des autres candidats de droite sur la députée sortante (soit 25% de Calvet, 10% de Parodi, 40% de Caillaboux, 50% de Bernard, 50% de Destere, 10% de Fontan et 40% de Prost) et sur la base d’une participation présentant de second tour le même taux, C.Brunel pouvait espérer compter sur 3000 voix de reports. Ceci aurait du amener, à minima, un score de second tour avoisinant les 32.000. Or elle ne fait au final qu’a peine plus de 30.000
4) Par rapport au second tour de 2002, elle ne progresse que de 3164 voix alors que dans le même temps le nombre d’inscrits a augmenté de 18339 et que 59% d’entre eux sont concentrés sur les villes de droite de la circonscription.
5) Lorsque ville après ville, on regarde les résultats de la sortante, on s’aperçoit que sans les résultats des bastion de droite de la circonscription (Bussy et Ozoir – deux villes dont les Maires avaient affirmer leur soutien à la sortante) la victoire se serait transformée en défaite. Car sur le reste des autres communes de droite, on trouve des progressions entre premier et second tour peu significatives (+34 voix sur Croissy Beaubourg – ville dont son suppléant est le Maire et où elle est en dessous de son score de 2002 ; +5 voix à Carnetin où là aussi elle est en dessous de son score 2002 ; elle perd 20 voix par rapport à son score de 2002 à Lesches, ville où elle réside ; - 25 voix à Chanteloup où elle franchit tout juste son résultat 2002 alors que dans le même temps le nombre d’inscrits a progressé de 21% ! ; + 14 voix à Ferrieres en brie alors que l’hypothèse de report de voix devait lui en permettre quatre fois plus ….) et nous pourrions ainsi multiplier les exemples.
6) Cette faiblesse de progression entre les deux tours (qui est bien en deçà de prévisions déjà pessimistes de reports de voix) est à rapprocher d’une progression sans commune mesure de son adversaire. Il aurait suffit que la participation de second tour soit un petit peu plus élevée que celle du premier pour qu’il remporte sans problème l’élection !
7) Toutes ces constatations démontrent l’absence d’un score personnel (phénomène déjà évoqué lors du premier tour) venant amplifier le simple score d’étiquette. Or ceci devrait être préoccupant après 5 ans de mandat surtout quand l’axe de communication durant tout ce temps a été de marteler que le dominante de C.Brunel était d’être une « femme de terrain ». Les résultats démontrent le contraire. D’autant que les exemples donnés pour faire accroire cette image (les plus « énormes » étant le « sauvetage » de Disney et la réalisation de la Sous Pref) ne résistaient pas, au fil des explications de l’intéressée, à une analyse sérieuse.
8) A cela, il faut ajouter, (ce point est d’ailleurs assez surprenant quand on connaît « l’ancienneté » de C.Brunel dans le monde politique – mais peut-être est-ce du, dans certains cas, à son « staff » de campagne ? Dans ce cas, elle devrait sérieusement s’interroger sur son utilité !) les erreurs de communication ou de stratégie de second tour que ce soit :
- par l’impréparation manifeste aux débats télévisés ou radiophoniques (la consultation nerveuse et incessante de ses fiches sur Canal Coquelicot donnait l’impression qu’elle ne possédait pas son sujet)
- par, le refus de se confronter avec son adversaire dans un débat public (imaginez que le débat Sarkozy/Royal n’ait pas eu lieu du fait du refus de l’un ou de l’autre !),
- par le choix d’une communication écrite de second tour peu subtile avec un tract :
a/ oubliant de remercier les électeurs du premier tour
b/ choisissant pour son titre un style supposé « copain » (« Dimanche, je vote Chantal ! ») comme si ce dernier, par un coup de baguette magique, pouvait compenser les origines parisiennes et l’absence de proximité – hors microcosme politique local – durant 5 ans.
c/ Choisissant l’agressivité gratuite à l’égard de son adversaire. Celle-ci ne répondant pas à un phénomène de même nature de la part de son opposant, c’était prendre le risque inutile de le « victimiser » et de donner un coup de pouce à la mobilisation de son électorat.
d/ utilisant une photo dont le moins que l’on puisse dire était qu’elle ne donnait pas une image de dynamisme (l’impression dominante était que C.Brunel ne paraissait tenir debout que grâce au soutien du Sous Préfet et de N.Sarkozy !)
e/ oubliant de citer et remercier les Elus qui soutenaient la candidate. Or même en politique, l’impolitesse est mal ressentie non seulement par les intéressés mais aussi par ceux qui font confiance en leur jugement ou prise de position. De plus cela donnait l’impression soit que C.Brunel n’avait besoin de personne pour gagner, soit que contrairement à ce qu’elle affirmait, elle ne disposait d’aucun soutien.
Toutes ces erreurs ont nécessairement déboussolé plus d’un électeur de droite qui au lieu de confirmer son vote de premier tour a, sans doute, préféré rester chez lui en se disant « de toute manière, la vague est là et il n’ont pas besoin de moi ! »
En conclusion cette élection doit être considérée comme inespérée. Elle a bénéficié :
- de l’effet psychologique de l’effondrement de gauche de premier tour considéré comme acquis pour le second. A noter que ce point a même failli, par d’inopportunes prises de position, être annihilé par C.Brunel semblant oublier qu’une élection ne se gagne qu’au soir du second tour ! (voir l’article du Parisien où elle analyse son « leadership » de premier tour dans deux grandes villes de gauche en disant au journaliste « cela prouve l’efficacité de mon travail de terrain ». Que dit-elle, aujourd’hui, tour où dans ces mêmes villes elle se trouvent loin derrière !)
- du soutien des équipes municipales des bastions cités plus haut (avec est-il besoin de la rappeler 4 appels de H.Rondeau !) ce qui devrait amener la députée, par élémentaire correction, à les remercier et, ensuite, à réellement et efficacement privilégier le soutien à leur politique comme à leurs demandes d’interventions auprès des pouvoirs publics.
- Et, enfin, d’une mobilisation de second tour à gauche heureusement inférieure à la moyenne nationale. 2 petits % en plus de participation (ce qui n’aurait rien eu d’extraordinaire) et la huitième rebasculait à gauche
Si cette victoire n’est pas prise, par l’Elue, pour ce qu’elle est, c’est à dire inespérée, si elle n’est pas prise comme un avertissement à changer de méthode et de comportement, il est à craindre qu’elle soit la dernière. Sauf à imaginer, dans 5 ans, qu’une troisième vague nationale à droite, confortera, après les deux premières, un siège ! Mais là nous quittons le domaine de la raison pour entrer dans celui de l’incantation !"
Merci à renard pour son analyse


C'est désolant, Emmanuel, que tu reprennes un commentaire (de Renard) qui est aussi stupide.
Tu donnes l'impression de faire partie, comme Renard, des aigris et des haineux alors que le combat pour les idées libérales est en soi une action légitime.
Enfin, si Renard et toi-même vous vous faites plaisir en racontant n'importe quoi, tant mieux pour vous !
Les chiffres de Renard sont malhonnêtes, quand ils ne sont pas faux, et ne résistent pas 10 secondes à la réalité.
Quelques exemples (je ne peux être exhaustif tellement Renard accumule les fautes) :
- Comparer les résultats de notre circo avec le reste de la Seine et Marne n'a aucun sens. Comment Renard, si jamais il habite la Seine et Marne, peut-il comparer le Val Maubué à Provins, à Fontainebleau, à Coulomniers ou même à Chelles/Lagny, etc?
- comment peut-il comparer le score de 2007 avec celui de Geffray en 1993 alors qu'il y a une vague rose dimanche. La doite et la gauche ont fait 50%-50% sur les circo qui ont voté dimanche dernier. Cette vague rose s'est traduite par un recul du nombre de députés UMP à l'Assemblée par rapport à la précdente AN (50 députés UMP au tapis par rapport à l'élection de 2002) alors qu'en 1993 le PS n'avait sauvé que 57 élus (contre 210 dans l'AN d'aujourd'hui)
- Les chiffres sur les hausses d'inscrits sont faux (des villes très à gauche comme Torcy ou Lognes ont des progressions d'inscrits supérieures à 25% entre 2002 et 2007). Roissy ou Champs ont nettement progressé aussi.
- Renard compare des scores en voix entre 2002 et 2007 alors que la participation a baissé entre le second tour de 2002 et le second tour de 2007 etc etc
Enfin, si Renard et toi-même vous vous faites plaisir en racontant n'importe quoi, tant mieux pour vous !