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Kofi Annan :
@ 20.09.2007 – 10:40:18
"Les principaux perdants dans le monde très inégalitaire d'aujourd'hui ne sont pas ceux qui sont trop exposés à la mondialisation. Ce sont ceux qui en sont exclus".
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Plaidoyer pour une immigration libre, dans une société de liberté
@ 20.09.2007 – 10:36:21
En ces temps où les cités parfois brûlent, où la crainte de l’intégrisme religieux s’invite dans les esprits, où l’on évoque l’échec du modèle français d’intégration, et où un chômage élevé persistant fait craindre à certains la concurrence des travailleurs étrangers, plaider en faveur d’une immigration libre peut passer pour une provocation. Pourtant, tant la théorie que l’expérience montrent que les états, en prétendant contrôler l’immigration, commettent une erreur majeure, l’immigration libre étant de loin l’option potentiellement la plus féconde tant pour le pays d’accueil que pour le pays d’exode."l’immigration prend nos emplois", "l’immigration creuse le trou des régimes sociaux", "l’immigration importe l’islamisme", "nous ne pouvons pas importer toute la misère du monde", telles sont les opinions aujourd’hui couramment entendues à propos d’un phénomène vieux comme l’humanité. Passons sur les intérêts politiques de certains chercheurs de voix qui les poussent à brandir l’immigration comme un épouvantail, et pas uniquement au sein des partis les plus extrêmes. Au delà de ces comportements politiciens difficilement évitables, il convient de réfuter ces croyances solidement ancrées dans l’esprit de personnes de bonne foi, qui, sans refuser l’immigration, sans préjugé xénophobe, estiment qu’elle doit être limitée et contrôlée, pour toutes les raisons ci dessus résumées de façon lapidaire. L’immigration libre doit être encouragée et préférée à toute forme d’immigration régulée par l’état, car elle est productrice nette de valeur tant pour le pays de départ que le pays d’accueil. Toutefois, pour que l’osmose se fasse entre immigrants et natifs, il convient qu’un certain nombre de règles institutionnelles soient respectées, ce qui n’est hélas pas le cas en France.
"Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique"
@ 07.09.2007 – 15:33:30
Par Alain MADELIN
Le "Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique" - présentée par le Président Wade - marque résolument la rupture de l'Afrique avec les vieilles idéologies du développement. Le Continent africain affirme sa volonté de s'intégrer à la dynamique du monde nouveau fondé sur la démocratisation des institutions, la libéralisation des règles du jeu économique, et l'acceptation des contraintes de la compétition.
Cette initiative a le soutien des grandes organisations internationales. Elle représente une étape importante dans le processus de reprise en main de son destin par l'Afrique elle-même.
Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique insiste avec raison sur le retour à la démocratie et le respect des droits de l'homme comme conditions d'une politique d'éradication durable de la pauvreté. En posant que la croissance est d'abord et avant tout "un processus de responsabilisation", ou encore qu'elle ne peut résulter que de l'application par les Africains des règles d'une "saine gestion économique", elle représente un grand pas en avant du continent vers la solution de ses problèmes de développement.
L'Afrique recèle en elle-même plus de ressources que beaucoup ne sont prêts à l'admettre.
Tout le problème est d'en assurer la mobilisation en offrant aux africains un cadre institutionnel moderne qui libère leurs énergies et leur permette de s'exprimer librement.
Le cadre institutionnel doit se découvrir à partir des réalités africaines et non se construire à partir d'une copie trop brutale et irréfléchie des institutions et pratiques juridiques aujourd'hui en usage dans les pays riches ne contribue en réalité à étouffer le moteur de votre propre développement.
C'est sur ce paradoxe, les risques qui en découlent, et leur solution, que je voudrais m'expliquer dans les paragraphes qui suivent.
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