Alternative Libérale dénonce les propositions intrusives et liberticides préconisées par le rapport Olivennes. La sauvegarde d’un modèle économique dépassé ne peut servir de prétexte à une surveillance abusive des échanges numériques.
Le président de la FNAC, Denis Olivennes, vient de remettre à Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication, le rapport qu’elle lui avait commandé sur la lutte contre le téléchargement supposé illicite.
Celui-ci suggère d’investir les fournisseurs d’accès à Internet d’une mission de surveillance, de dénonciation et de sanction en lieu et place de l’autorité judiciaire, leur demandant de suspendre ou de couper l’abonnement de leurs clients en cas de délit répété.
Au nom de quel principe l’Etat délèguerait-il à ces entreprises privées un tel pouvoir judiciaire ? Sans compter que la mise en place de cette « riposte graduée » nécessitera la généralisation d’outils de filtrage et d’intrusion dans les réseaux d’échanges privés.

