Sûr et certain de nos vertus, nous peuple de France aveuglés par notre certitude d'être en tout supérieur au reste de l'humanité, endoctrinés à coup de Journaux télévisés, recroquevillés sur l'échafaud de la taxe et de l'impôt, paupérisés par une classe politique qui n'en a aucune.
Sûr d'avoir le meilleur système de protection sociale, la classe politique la plus
vertueuse de la planète.
Certain d'avoir le meilleur système éducatif, la meilleur constitution, la
population la plus épanouie, la science infuse de l'humanisme.
C'est sans aucune prétention que chaque jour nous regardons le monde de haut, c'est sans aucune arrogance que nous donnons des leçons à toute nation qui aurait la prétention de ne pas nous copier ou encore pire qui nous ferait l'affront d'oser nous critiquer.
En quel honneur un politicien suédois se permettrait-il de mal juger nos Balkany.
Comment un Finlandais pourrait-il se permettre de nous expliquer comment éduquer nos enfants.
Pourquoi un dirigeant Néerlandais se risquerait-il à critiquer les conditions de détention de nos prisonniers.
Comment un Anglais pourrait-il avoir la prétention de critiquer notre si vertueuse démocratie.
Je ne pense pas non plus qu'un chef d'entreprise Taïwanais se risquerait à nous donner des leçons de commerce.
Et l'Américain, ah ! l'américain s'érigeant en professeur ès « comment sortir d'une crise... » ès « comment gagner » ès « comment être libre »
 
Laissez moi rire.
Tous ces gens sont fous. 
Le monde est fou.
Heureusement que nous sommes 63 573 286 à relever le niveau mondial.

« Ah non mois je vous l'dis ma bonne dame le monde va à vau-l'eau, et les parisiens à vélo. »

Tout va si bien, notre pays est si prospère et le peuple de France si heureux. Même José Bové a arrêté sa grève de la faim, Gérard Aschieri quant à lui prépare la prochaine réforme de l'éducation nationale, Bernard Thibault la réforme du Code du Travail, Arlette Laguiller a été désignée présidente du haut comité de surveillance du capitalisme, Olivier Besancenot rapporteur de la commission de la réforme du service public. 

Si ce malaise et ce mal-être n’étaient pas antérieurs à la lecture de la lettre de Guy Moquet nous pourrions légitimement penser que nous sommes frappés par le syndrome Guy Moquet.
Mais tout de même cette grand messe nationale reste révélatrice d’une folie collective.
Quand tout un peuple n'a plus que pour seul leitmotiv ou sujet de discorde la lettre d'un pauvre garçon qui sait sa mort proche et certaine, il ne devrait plus être nécessaire de lutter mais de fuir…
...fuir oui mais où ?
Chez les fous ?
Chez ces tarés d'Américains, ces cinglés de Norvégiens ou chez ces inconscients de Danois ?

« Ah non moi je préfère rester ici. C'est pas parce qu'on a une balance commerciale (hors importation pétrole et gaz) excédentaire qu'on a besoin de la mondialisation. Maiiiis nooon!
 Ah non ! Vous imaginez que c'est à cause de tous ces pauvres des pays sous-développés que nos usines ferment.
S’ils veulent se développer ils n’ont qu’à faire comme nous, se développer en vase clos.
Est-ce-que nous sommes allés les importuner quand nous nous sommes développés ?
Est-ce-que nous, nous nous sommes développé à leur détriment ?
Hein, non mais.  
Moi je préfère qu'ils restent pauvres quitte à redevenir moi-même paysans ou mineurs.
 Il paraîtrait même que leur niveau de vie augmente grâce à ces échanges, au capitalisme et à la mondialisation.
Et puis vous savez ma bonne dame les français ne sont pas le fruit des échanges millénaires entre les différentes nations et civilisations.
Nous ne pouvons qu’être le fruit d'une création divine.
C'est nous qui avons inventé la poudre, les maths, la navigation, le chiffre « 0 », le lait, le beurre et la fermière »

Les Français frapper par l'amnésie !?

Les Français aiment tellement l'histoire qu'ils ne souhaitent pas la marquer mais y rester. 
L’intelligence étant le fruit de la remise en cause et le progrès celui de l’audace.
On est bien parti.
 
Aveuglé par la générosité intellectuelle de nos lumières, nous ne nous sommes pas seulement endormis et avachis. Nous avons aussi trahi leur pensée, dépensé et dépecé leur héritage.
Nous avons fait d’eux les parias de notre histoire.
Victime du dénigrement de nos pseudos intellectuels érigés en donneurs de leçons étriqués dans leurs dogmes.
Ceux qui ont fait notre grandeur sont aujourd’hui au pilori.
Nous sommes passés d’une dynamique vertueuse, à celle du cercle infernal  Etatisme, corporatisme, jacobinisme, clientélisme, privilège, passe-droit, mensonge, cumul, corruption, mépris…
Gruger l’Etat est devenu un sport national.
Comment respecter ceux qui trichent et ne respectent pas celui qui travaille, qui participe à la vie de la cité et à son enrichissement à travers l’Impôt et par transitivité  ne nous respecte pas puisque nous sommes l’Etat.
Mais comment leur en vouloir quand l’Etat ne se respecte pas lui même et méprise le courage, l’audace, l’honnêteté, l’esprit d’entreprendre et les libertés individuelles.
Nous étions des vaches à lait, nous sommes devenu des moutons tondus et silencieux.
Nous n’osons même plus bêler.
Afin de mieux intégrer l’idée que nous sommes une nation endormie et en pleine déliquescence intellectuelle je vous propose de bien méditer après avoir lu l’étude de l’ENS que m’a transmis mon ami Jean-Louis GUENEGO (merci Jean-Louis tu m'as bien remonté le moral… ça fait plaisir…je te revaudrai ça - Je vais t'offrir « pour qui sonne le glas » et « le petit livre rouge » - nous serons ainsi quitte, au complet et on aura eu la totale)
C’est pas gentil Jean-Louis, j’avais en ce début d’année pris ma bonne résolution : ne plus faire allusion durant une année complète à l’histoire barbare du communisme. J’ai comme la sensation que je suis mal parti.

Pour conclure : à la lecture de l’étude de l’ENS il semblerait que ce mal dont nous souffrons et dont nous allons mourir serait Latin.
Est-ce là une conséquence de notre histoire, ou est-ce génétique ? Il serait plus simple pour nous de reconnaître l’origine génétique du mal, nous n’aurions ainsi pas besoin de nous remettre en cause.
N’étant bien évidemment pas un adepte de l’eugénisme je pense que l’explication profonde vient de notre héritage historique, mais est surtout le fruit de la lecture volontairement biaisée de notre histoire, et celui d’une volonté manifeste de manipuler les consciences.