Journaliste nigérien prisonnier politique
Moussa Kaka, le correspondant de RFI au Niger, est en prison depuis le mois de septembre 2007. Les autorités nigériennes lui reprochent ses contacts professionnels avec la rébellion Touareg, contacts qu’il a eus dans l’exercice de son métier de journaliste. Il risque la prison à vie.Moussa Kaka collabore à Radio France Internationale depuis 1993.Cette année là, le Niger élit Mahamane Ousmane à la présidence. L’année précédente, le pays a adopté une nouvelle constitution, qui autorise le multipartisme. Moussa Kaka vient de la presse écrite. Il a écrit ses premiers articles pour le journal nigérien Le Républicain. Correspondant de RFI, il est également le directeur de la radio privée Saraounia, l’une des principales stations de la bande FM locale.Moussa Kaka a été interpellé le vendredi 19 septembre 2007. Il a été inculpé le 26 septembre dernier pour « complicité d’atteinte à l’autorité de l’Etat ». Il risque la prison à vie.
Les autorités lui reprochent ses liens présumés avec la rébellion Touareg active dans le nord du Niger. Des contacts qu’il a eus dans l’exercice de son métier de journaliste. Amnesty International le considère comme un prisonnier politique.

Pétition
Appel à la libération du journaliste Moussa KakaMonsieur le Président de la République du Niger, Mamadou Tandja,Nous ne comprenons pas pourquoi Moussa Kaka croupit aujourd’hui à la prison civile de Niamey. Nous avons écouté vos ministres. Ils ne nous ont pas convaincus. Nous avons examiné les prétendues “preuves” que la justice nigérienne a réunies contre lui. Cela aurait dû, selon l’un de vos ministres, nous administrer un “coup de massue”. Il n’en a rien été, bien au contraire. Moussa Kaka est innocent du crime de “complicité de complot contre l’autorité de l’Etat” dont on l’accuse. Il doit être libéré. Non, Monsieur le Président, Moussa Kaka n’est pas un “bandit” comme le prétendent certains de vos ministres. Il est journaliste. Son métier, c’est de rendre compte de la réalité, même celle que l’on voudrait cacher. Il écoute tous ceux qui font l’histoire, qu’ils soient ministres ou présidents, mais aussi rebelles ou marginaux. Et ce métier, il le fait bien. Trop bien, sans doute, pour un gouvernement qui voudrait faire d’une rébellion armée un simple problème de “coupeurs de route”. Trop bien pour un gouvernement dont des soldats ont été tués et qui a cédé à la colère.

C’est vrai, Moussa Kaka n’est pas à vos ordres. Son seul tort est de ne pas avoir été le bon petit soldat d’un gouvernement déstabilisé, qui ne voudrait “voir qu’une tête”. Ce n’est pas son métier. Son talent le lui interdit. Le maintenir en prison, c’est aggraver la situation. Le Niger y perd beaucoup.

Pour signer l’appel, envoyez votre signature à l’adresse : liberezmoussa@rfi.fr

Site pour plus d’info sur Moussa KAKA et la liberté de la presse : www.rsf.org