Avez-vous déjà fait l'expérience suivante ?

Demandez à un salarié redevable de l'impôt sur le revenu à combien s'élève son montant d'imposition annuel. Il vous donnera certainement une réponse assez précise. Demandez-lui maintenant combien il paie chaque mois pour s'assurer contre la maladie ou au titre de la retraite. Une écrasante majorité des salariés à qui l'on pose cette question est incapable d'y répondre correctement à 100, 200 ou même 400 euros prêt.

Cela vient du fait que les charges dites « sociales » sont prélevées à la source, c'est-à-dire sur des montants que les entreprises paient en échange du travail de leurs salariés, et que ces derniers ne verront jamais arriver intégralement sur leur compte bancaire. D'où le caractère apparemment “indolore” d'une telle forme d'imposition qui, contrairement à l'impôt sur le revenu, ne vous donne pas l'impression de payer.

Depuis longtemps en matière de protection sociale, les libéraux réclament le droit d'aller « voir ailleurs » : libre choix de cotiser où l'on souhaite pour s'assurer contre la maladie, le chômage, ou épargner pour sa retraite.

Or avant même d'espérer convaincre les sceptiques que cela serait à la fois plus juste et plus efficace, en comparant par exemple la Sécurité sociale française avec ses concurrents étrangers, on se heurte à un premier écueil : Les Français ne savent déjà pas combien ni pour quoi ils paient aujourd'hui.

Les militants de Liberté Chérie, qui rencontrent depuis longtemps ce problème lorsqu'ils s'adressent à des non-convaincus, ont donc décidé de prendre le taureau par les cornes : Depuis quelques jours, nous mettons à disposition de chaque salarié français sa « Feuille de Paie Vérité » sur le site Internet :

www.salairecomplet.com
Si vous êtes salarié du privé en CDI à temps plein (pour l'instant !), munissez-vous de votre dernière feuille de paie et renseignez en moins d'une minute le questionnaire que vous y trouverez.

Vous saurez alors :

  • Quel est votre salaire complet, c'est-à-dire le montant que paie votre entreprise en échange de votre travail. Autrement dit, ce que vous toucheriez chaque mois si les charges sociales n'étaient pas prélevées à la source.
  • Combien vous payez réellement tous les mois pour vous assurer contre la maladie, le chômage, ou pour tenter de financer les pensions des retraités actuels (sic !). Quant aux bénéficiaires d'allocations familiales, ils compareront utilement ce que leur verse l'Etat avec ce qu'ils paient à ce titre.
  • Pourquoi la distinction absurde entre « charges salariales » et « charges patronales » est une pure fiction comptable : dans les deux cas, c'est de l'argent gagné par le salarié qui n'atterrit pas dans ses poches.
Liberté Chérie