On reste pantois ! Après avoir flatté la France qui travaille et se lève tôt, voilà que Nicolas Sarkozy s’en prend à son épargne. Tout cela pour financer une mesure dont il y a tout lieu de craindre qu’elle se révèle aussi vaine que le RMI et la prime pour l’emploi pour lutter contre la pauvreté. Il veut se faire pardonner ses 15 milliards soi-disant pour les riches de la loi Tepa, en réalité des heures sup pour les gens modestes et l’exonération des petits héritages. Il frappe « le capital ». Les cocos en ont rêvé, Sarko l’a fait ! Mais les milliardaires ne seront guère touchés par le 1,1%. Ils sont déjà partis à l’étranger ou au plafond du bouclier fiscal. En revanche les classes moyennes qui épargnent pour leur retraite, prennent des risques en Bourse ou dans l’immobilier seront frappées de plein fouet. Mais où est donc passé la rupture ?

David Victoroff Rédacteur en chef Economie Finance - Valeurs Actuelles - Le Blog