Un ami français qui vit et travaille au Bénin vient de m’envoyer ce SMS que je souhaite partager avec vous.
« Pilote Air France arrivé mercredi soir en grève (le 11/11/08) jusqu’à ce soir (17/11/08) …au bord de la piscine…cocktails…dur dur comme job…et à quel salaire ! »
Si le salaire n’est pas choquant tant qu’ils volent c’est vrai qu’en temps de grève ce même salaire semble décoller.
On est en plein cœur du concept de l’INTERNATIONALE.
Une grève pas bénigne (coût 100 000 000 d’Euros) devient une grève béninoise.
Y a vraiment qu’en France qu’on peut accepter ça. Ceci dépasse l’entendement.


La vulnérabilité de nos sociétés fait que le pouvoir de nuisance - celui de bloquer les réseaux étant de loin le plus efficace - est entre les mains de gens favorisés du sort et non de ceux qui souffrent de leur exclusion du marché du travail. Ce ne sont pas les chômeurs en fin de droit qui peuvent se faire entendre : ils sont relégués aux marches de nos villes, de notre société, de ses média. Ce sont des privilégiés, dotés d'emplois à vie, de perspectives d'évolution automatique de leurs carrières et rémunérations, puis assurés d'une confortable retraite qui jouent paradoxalement le rôle du "prolétariat" dans cette version parodique de la lutte des classes. Une bien mauvaise blague !